mercredi 25 novembre 2009
La science et nous
Le Burkina a entamé vers les années 2000 une vaste reforme de la politique agricole à travers d'importantes innovations dans les techniques de cultures agricoles. Du zaï à la culture de contre- saison en passant par la promotion des fosses fumières, tout un" arsenal" agricole a été mis en place pour la relance non seulement du potentiel agricole mais aussi pour lutter contre la pauvreté. C'est dans cette dynamique de lutte , qu'est intervenue l'introduction de la culture du coton transgénitique ( ou coton bt), une alternative pour accroître qualitativement et quantitativement la production cotonnière. Après quelques années d'essai, les producteurs agricoles avec l'appui de l'Etat et de la Société de Filature et de Textile (SOFITEX) se sont embarqués dans la culture sans précédent du coton génétiquement modifié. Les premières récoltes ont été satisfaisantes, ce qui a amené les producteurs à abandonner ou à transformer les champs de mil ou de maïs au profit du coton. Toute chose qui a conduit à faire baisser la culture de rente dans certaines localités notamment la partie Ouest du pays appelée couramment le grenier du Burkina. L'argent du coton peut nourrir la famille dit-on, mais là ou le bât blesse, rien n'est fait pour récupérer les sols astreints à la culture du coton bt, quand on sait que cette culture enrichit les producteurs mais appauvrit les sols. En claire, sommes-nous tentés de nous poser la question de savoir si l'introduction de la biotechnologie n'est-elle pas une illusion dans la lutte contre la pauvreté?
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